Rêver de camping, c’est bien. Se réveiller dans un hôtel, c’est mieux
Chaque été, certains visiteurs, frustrés ou déçus, lancent la même petite phrase devenue virale sur les réseaux : « Le Maroc, c’est trop cher ! » Une remarque qui revient comme le chant des cigales, mais qui laisse perplexes les professionnels du tourisme et à juste titre.
Car cette année, la majorité des hôteliers l’affirment haut et fort : leurs tarifs n’ont pas bougé. Pas d’inflation sauvage, pas de surfacturation en douce. Seulement l’impact logique d’un été chaud, d’une forte demande et d’un retour en force du tourisme local et international.
Mais bon, si certains continuent à croire qu’ils vont devoir vendre un rein pour une nuit à Tanger, pourquoi ne pas leur proposer une solution de repli ? Et si on lançait la grande révolution du tourisme… sous tente ?
Tentes sur la corniche, bivouacs au pied des hôtels 5 étoiles (wifi non inclus), paillotes version DIY sur les plages de M’diq ou d’Asilah. On leur proposera même un pack “nature” : douche solaire, couscous en conserve et tapis pliable. Ça ne sera pas le grand luxe, mais au moins personne ne se plaindra du prix du mini-bar.
Sauf que voilà… une fois la chaleur écrasante du jour tombée et les moustiques en embuscade, ces mêmes campeurs fatigués risquent bien de jeter un regard envieux aux piscines illuminées, aux chambres climatisées, et aux buffets bien garnis qu’ils avaient boudés, freinés par la cherté..
Alors oui, le Maroc peut s’ouvrir à toutes les formes de tourisme : du luxe au camping, en passant par l’éco-lodge. Mais peut-on vraiment reprocher à un hôtel de 200 chambres, avec personnel, animations, sécurité, entretien et TVA, de ne pas proposer des prix… de camping sauvage ?
Finalement, au lieu de camper dehors avec une lampe torche, certains pourraient bien camper… devant la réception, en espérant qu’une chambre se libère.


