Le maire de Tanger partira-t-il encore en Espagne cet été, laissant derrière lui les chantiers liés à la CAN ?
Alors que Tanger connaît une effervescence particulière à l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, une question se pose avec insistance dans les rues, les cafés et même au sein du conseil communal, le maire Mounir Lymouri va-t-il, comme chaque année, passer ses vacances d’été en Espagne ? Une destination qu’il affectionne tout particulièrement, au point que son absence estivale est presque devenue une habitude… au grand dam des Tangérois.
La ville est aujourd’hui un vaste chantier à ciel ouvert. Travaux de réaménagement, entretien des infrastructures, extension de rénovation du stade Ibn Battouta, embellissement des boulevards, mise à niveau des hôtels et équipements publics… tous ces efforts visent à préparer Tanger à recevoir dignement les visiteurs attendus pour la CAN. Pourtant, au moment où la ville a le plus besoin d’un pilotage de proximité, d’une supervision constante et d’un leadership visible, on se demande : est-ce que le maire abandonnera, une fois de plus, la supervision des travaux liés à cet événement continental, ou va-t-il rester enfin à son poste pour accompagner Tanger dans ce tournant décisif ?
La critique enfle, portée aussi bien par l’opposition que par la société civile. On reproche à l’édile son manque de présence sur le terrain et une gestion souvent perçue comme distante. À cela s’ajoute un mécontentement grandissant face à la lenteur de certains chantiers ou au désordre qu’ils causent au quotidien. Dans ce contexte, l’idée d’un départ estival vers l’Espagne est mal perçue, presque vécue comme un abandon symbolique.
Les Tangérois n’attendent pas l’impossible. Mais ils attendent, au minimum, que leur maire soit là dans les moments cruciaux. Et cette année, avec la CAN qui approche à grands pas, chaque jour compte. Alors, question simple : vacances… ou responsabilités ?


