Vacances 2025 – À Tanger, les hôtels maintiennent leurs prix et Africa Morocco Link propose une traversée moins chère et mieux organisée
Comme chaque été, le Maroc voit revenir des millions de ses ressortissants établis à l’étranger pour leurs vacances. Les Marocains Résidant à l’Étranger (MRE) réaffirment leur attachement au pays à travers leurs séjours familiaux, culturels ou tout simplement touristiques. Mais cette année encore, la question du coût des vacances refait surface. Si beaucoup dénoncent une flambée générale des prix, la réalité semble plus contrastée qu’il n’y paraît.
L’une des principales sources de dépense reste le transport. Les billets d’avion en haute saison atteignent des niveaux élevés, parfois trois fois plus chers qu’en basse saison. Peu d’offres promotionnelles sont disponibles pour les familles nombreuses, et le manque de concurrence ou les situations de quasi-monopole sur certaines lignes notamment au départ de plusieurs villes françaises entretiennent des prix élevés. En revanche, du côté maritime, la plupart des MRE reconnaissent que la compagnie marocaine de navigation Africa Morocco Link (AML) reste non seulement la moins chère par rapport à toutes les compagnies maritimes espagnoles, mais aussi celle qui offre un embarquement mieux organisé et un accueil des voyageurs plus fluide et professionnel. Ces éléments de qualité, combinés à des tarifs plus accessibles, encouragent un nombre croissant de familles à choisir la voie maritime, en particulier depuis l’Espagne ou la France. Face à des services parfois jugés moins fiables ou plus chers chez d’autres opérateurs, certains voyageurs ont annulé leurs traversées avec ces compagnies pour préférer embarquer avec AML.
Chaque année, l’opération Marhaba joue un rôle central dans l’accueil des MRE lors de leur retour estival. Mise en place par les autorités marocaines, elle vise à faciliter les déplacements, sécuriser les passages aux ports et aéroports, et améliorer le confort des voyageurs. En 2025, cette opération a renforcé la coordination avec les compagnies maritimes, notamment Africa Morocco Link, ce qui a permis un embarquement plus fluide et une meilleure gestion des flux. Grâce à Marhaba, les MRE bénéficient d’un accueil plus organisé, contribuant à atténuer les tensions liées aux périodes d’affluence et à améliorer globalement l’expérience du retour au pays.
Concernant l’hébergement, la perception d’une hausse généralisée des tarifs hôteliers mérite d’être nuancée. Contactés à Tanger, plusieurs hôtels 5 et 4 étoiles affirment ne pas avoir augmenté leurs prix par rapport à l’année précédente. Ces établissements expliquent que leurs tarifs restent stables, notamment parce qu’ils souhaitent fidéliser leur clientèle marocaine et maintenir une certaine accessibilité. La hausse perçue viendrait donc davantage de l’effet de saison avec une demande élevée que d’une révision réelle des grilles tarifaires. Dans d’autres zones fortement touristiques, la pression sur l’offre peut faire grimper les prix, mais ce n’est pas une tendance uniforme à l’échelle nationale.
Sur place, certains MRE disent ressentir une forme de traitement différencié, que ce soit dans les restaurants, les activités touristiques ou les plages privées, où les prix sont souvent affichés sans transparence. Toutefois, ce ressenti varie d’une ville à l’autre et dépend du type d’établissement visité. Là encore, il serait réducteur de généraliser.
Plutôt qu’un réel boycott, ce que l’on observe est une attente de meilleure qualité de service, de prix transparents, et d’une offre mieux adaptée à la réalité des familles MRE. Le Maroc reste une destination accueillante, mais les professionnels du tourisme doivent continuer à trouver l’équilibre entre rentabilité et accessibilité. Il est notamment urgent de revoir les tarifs pratiqués dans certains restaurants, cafés et salons de thé, où les clients se retrouvent souvent confrontés à des additions majorées par rapport aux prix annoncés sur la carte, ce qui crée un sentiment d’arnaque et nuit à l’image du pays, surtout auprès de ceux qui considèrent leur retour estival comme un droit, et non un luxe.


